«

»

Programme 2014-2015

Le thème retenu pour cette année est le suivant : la morale. Il y aura toutefois des conférences/débats hors thème afin de permettre une certaine diversité.

Voici les prochaines dates (d’autres sont encore à venir !)  :

Dans le cadre du mois de l’architecture, les premières conférences/débats seront orientées vers ce thème.

  • « Philosophie et architecture : pourquoi construire ? » (par Charles Braverman)

A Dijon le vendredi 3 octobre à la bibliothèque la NEF (20h30).

A Montceau le 2 octobre au CAUE de Montceau (6 quai Jules Chagot) (20h30).

Présentation : Même si elle implique de nombreuses limites, la technique permet à l’homme de transformer la nature, de la modifier pour la soumettre à ses désirs. En ce sens, l’architecture ne répond pas seulement à une nécessité vitale, qui est celle de se protéger des éléments, de s’abriter ; l’architecture est un défi lancé à la nature. Défi dans lequel l’homme exprime certaines de ses aspirations, parfois les plus déraisonnables. Il s’agit donc de questionner le (ou les) sens de cette activité typiquement humaine qu’est l’architecture. Pourquoi construire ? Qu’exprime-t-on à travers l’architecture ? Démesure, utopie, contraintes financières, utilitaires ou démographiques, ou, finalement, des aspirations esthétiques ?

 

  • « Reconstruire / Construire ; images d’architecture » (par Sylvain Baligand et Yves Leblanc) 

Le 8 octobre Salle des Congrès de la Maison des syndicats, 2 rue du Parc, Chalon-sur-Saône (20h00).

Présentation : Il s’agit à partir de photographies « d’enquête » et de suivi de chantier entre la fin de la seconde Guerre mondiale et les années 60 de s’interroger sur les formes qu’ont pu prendre les différentes réponses à la « crise du logement ». Dans un cadre qui s’affirme de plus en plus industrialisé, dans le contexte d’une croissance forte, les immeubles d’habitation collectifs autrement dit les « grands ensembles » fleurissent en France. Ils ont fait l’objet de nombreuses controverses et débats mais pourtant s’inscrivent dans une perspective plus longue de reconstruction / construction, sérialisation, industrialisation des processus en même temps qu’ils témoignent des mentalités. Les images d’enquête du MRU (Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme) jusqu’en 1958 consacrent une recherche « méthodologique » et l’aboutissement d’un mouvement commencé bien avant la Seconde guerre mondiale. A partir de 1958 une période de « construction » s’ouvre jusque dans le milieu des années 70. Ce sont les images de suivi de chantier qui prennent le relais et nous plongent dans les histoires locales, voire la micro-histoire.

Mais les images valent aussi pour elles-mêmes, une grammaire des formes émerge, un parti pris visuel s’affirme et progressivement l’image des grands ensembles se construit à l’aune de la reproductibilité et de la sérialisation.

 

  • la morale, un impératif ? (par Charles Braverman).

Le vendredi 7 novembre 2014 à Dijon à la bibliothèque la NEF (20h30).

Présentation : Il semble que la morale soit spontanément considérée comme étant synonyme de devoirs à accomplir. Mais quels sont ces devoirs ? Comment déterminer ce que nous devons faire ? Est-ce la tradition ou encore la religion qui nous imposent la morale que nous devons suivre ? Il s’agira donc de questionner les sources potentielles de la morale afin d’essayer de montrer comment une tentative particulière de notre modernité cherche à fonder le devoir et à en déterminer la formule à partir de la raison.

 

  • « La morale est-elle synonyme d’utilité ? » (par C. Braverman)

Le vendredi 5 décembre 2014 à Dijon à la NEF (20h30).

Présentation : La morale est-elle désintéressée ? Implique-t-elle un calcul universel et absolu ? C’est à partir de telles questions que le rapport entre la morale et l’utilité surgit. En effet, il faudra demander si agir moralement signifie mettre de côté toute forme d’intérêt ou si, au contraire, la morale ne serait pas synonyme d’un intérêt et d’une utilité qu’il convient alors de bien identifier.

  • Peut-on tout montrer ? (par Yves Leblanc).

Le vendredi 9 janvier 2015 à Dijon à la bibliothèque la NEF (20h30).

A Montceau (aux ADJ) le jeudi 29 janvier à 20h30.

L’inflation du nombre des images et la nature des médias qui les diffusent ne cessent de nous interroger. La question corollaire et désormais très classique du « Peut-on tout ?montrer ? » resurgit régulièrement, au gré des crises semble-t-il.
Cette interrogation, au premier abord banale, se trouve prise dans un écheveau de considérations qui semble partir ou aboutir, on ne sait, à l’éthique, à la morale. De cet écheveau deux fils sont en tension au regard de l’éthique et de la morale : le « droit » et l’information.
Notre époque ne se trouve-t-elle pas finalement devant une volonté « totalisante » en termes d’image et d’information ? Elle prétend tout montrer. Le peut-elle et si oui, le fait-elle réellement ?

 

  • Désirer sans limites, jouir sans entraves ? (par Charles Braverman).

Le vendredi 20 (changement de date!!!) jeudi 19 février 2015 à Dijon à la bibliothèque la NEF (20h30).

La liberté et le bonheur sont bien souvent associés à la capacité de désirer et de jouir en refusant le diktat lié à la société ou à notre entourage. Les désirs semblent être l’expression de notre individualité. Notre épanouissement pose dès lors le problème de nos relations avec autrui. C’est avec Platon, et plus particulièrement à travers l’étude de son dialogue intitulé Gorgias, que sera étudiée la tension entre désir et raison. Loin de tomber dans le piège d’une pseudo évidence des règles morales, il s’agira de prendre au sérieux la prétention à réaliser tous nos désirs.

 

  • L’art de la guerre se vend bien. Eléments pour un débat sur les liens entre le photojournalisme et le marché de l’art (Yves Leblanc, professeur d’histoire-géographie).

Le jeudi 19 mars 2015 à Montceau-les-Mines aux Ateliers du Jour (20h30).
Qui peut prétendre faire le « portrait de la guerre » ? Pourtant au travers des images, des portraits rapportés par les photojournalistes, les individus, les individualités laissent place aux sentiments de ceux qui regardent ces images. La encore la photographie permet de saisir et de gommer la limite entre information (instantanés et moments saisis) et travail de portraitiste, d’artiste. Aujourd’hui les photojournalistes exposent dans des galeries et vendent leurs images à des collectionneurs, elles deviennent des images « d’art », et entrent sur le marché de l’art. Au-delà de la dimension purement esthétique, ces images seraient soumises au droit des œuvres d’art (30 exemplaires seulement peuvent être reproduits pour le fisc). On organise la rareté pour faire monter le cours. Cela va à l’encontre de la diffusion pour le plus grand nombre et limite l’information à l’inverse du but recherché par ces photojournalistes : « montrer pour témoigner ».
Pourtant la tendance aujourd’hui est de produire pour les galeries puisque les journaux n’achètent presque plus ces reportages.

 

  • Morale et punition (par Mathieu Fontaine).

Le vendredi 27 mars 2015 à Dijon à la bibliothèque la NEF (20h30).
Dans Surveiller et punir, mais aussi dans le cours au Collège de France de 1973 intitulé La société punitive, Michel Foucault décide de continuer le geste de Nietzsche en réalisant la généalogie de la morale de notre système pénal, seule à même d’expliquer l’apparition et la généralisation de la prison dans nos sociétés occidentales. Comment comprendre que le premier jugement de notre justice n’est pas autre chose qu’un jugement moral ?

 

  • « le malade, la maladie » (Mme Hanotte, professeur de philosophie)

Le jeudi 16 avril 2015 à Montceau-les-Mines aux Ateliers du Jour (20h30).
Il s’agira d’expliquer en quoi la santé peut être considérée comme un « mythe » (cf. sécurité), comment la société s’empare de ce mythe pour proposer un « marketing » économiquement rentable (recettes de bien-être) et ainsi  réfléchir sur la distinction être et avoir. La maladie, qui est en apparence si clairement déterminée, ne produit-elle pas aussi des interrogations ?
A l’ère du soupçon comme le dit si bien Nathalie Sarraute on peut reprendre l’affirmation de KNOCK (Romain Rolland) : »tout bien portant est un malade qui s’ignore »! Ce même Knock remplissait de cette manière son cabinet médica. A partir de là, il faut réfléchir à la distinction entre maladie et malade et s’interroger sur une définition de la médecine qui relève plus de l’art que de la science et s’interroger sur ce que l’on appelle le « normal »

 

  • La honte est dans les yeux (par Boris Debot).

Le vendredi 24 avril 2015 à Dijon à la bibliothèque la NEF (20h30).
Si les yeux sont conçus par les philosophes comme « les fenêtres de l’âme », ce par quoi l’âme perçoit le monde, nous les considérons, plus communément, comme « le miroir de l’âme » où se laisse lire nos dispositions affectives. Un simple regard suffit à signifier la joie, la fierté, la haine ou la tristesse : que nous le voulions ou non, nos yeux expriment nos états d’âme et nos passions. Or, il est une passion qui, loin de se communiquer par un regard direct, nous fait au contraire baisser les yeux devant autrui : la honte.
La honte est certes un sentiment que l’on éprouve au plus profond de soi, dans l’intimité de notre conscience, mais elle se traduit par un regard embarrassé, fuyant. Vivre ensemble, au sein d’une communauté humaine, implique de s’exposer au regard de l’autre, et c’est ce regard qui attise notre honte et auquel nous cherchons à nous soustraire.
« La honte est dans les yeux » (Rhétorique, II, 6, 1384a35), nous dit Aristote, mais ces yeux sont-ils ceux d’autrui, qui nous font éprouver de la honte, ou bien les nôtres qui, reflétant notre honte, nous pousse à nous dérober à tout regard, à l’instar du Caïn de Hugo qui, voulant échapper au regard divin, s’emmure dans une tombe où l’œil pourtant, continuera de le regarder ?

 

  • Soyons solidaires ! Ou pas ?! (par Charles Braverman).

Le vendredi 22 mai 2015 à Dijon à la bibliothèque la NEF (20h30).
Résumé : «  Soyons solidaires ! » : ce slogan moral, voire moralisateur, sonne comme une injonction à quitter la pure recherche de notre intérêt afin d’aider autrui. Derrière ce slogan, qu’est-ce qui peut alors fonder un tel devoir de solidarité ? Cela donne l’impression de revenir une fois de plus à la tension classique entre égoïsme et altruisme, à la capacité (ou l’incapacité) de l’homme à effectuer autre chose qu’un calcul utilitaire. Il est même possible de se demander si la solidarité n’est pas la résurrection de la charité sous une forme plus laïque, mais peut-être aussi plus problématique car dénuée d’une quelconque référence à un commandement divin. Dans le thème de la manifestation Clameur(s), il sera alors nécessaire d’interroger la morale sous l’angle de la solidarité, de la sympathie et du calcul utilitaire.

 

  • Désirer sans limites, jouir sans entraves ? (Charles Braverman, professeur de philosophie)

Le jeudi 4 juin 2015 à Montceau-les-Mines aux Ateliers du Jour (20h30).
La liberté et le bonheur sont bien souvent associés à la capacité de désirer et de jouir en refusant le diktat lié à la société ou à notre entourage. Les désirs semblent être l’expression de notre individualité. Notre épanouissement pose dès lors le problème de nos relations avec autrui. C’est avec Platon, et plus particulièrement à travers l’étude de son dialogue intitulé Gorgias, que sera étudiée la tension entre désir et raison. Loin de tomber dans le piège d’une pseudo évidence des règles morales, il s’agira de prendre au sérieux la prétention à réaliser tous nos désirs

 

 

A propos de l'auteur

Braverman Charles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>