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Hannah Arendt, la représentation du mal : entre radicalité et banalité.

hannah-arendt

J’ai été désolé de voir que certaines personnes n’avaient pas pu assister à la projection du film et à la discussion faute de places dans le cinéma… On ne m’avait pas dit qu’il fallait s’attendre à autant de monde sinon je vous aurais conseillé de réserver des places. Si certains d’entre vous restent intéressés par le sujet nous pourrions organiser une petite conférence/débat… N’hésitez pas à me contacter… Cordialement, Charles Braverman

Titre: Hannah Arendt, la représentation du mal : entre radicalité et banalité.
Lieu: Cinéma Eldorado Dijon
Heure début: 20:15
Date: 30-04-2013

Projection d’un film sur Hannah Arendt (et plus précisément autour de sa vie dans la période du procès d’Eichmann) au cinéma l’Eldorado de Dijon suivie d’un débat avec Charles Braverman sur les questions philosophiques soulevées par le film.

Site internet du cinéma l’Eldorado : http://cinemaeldorado.wordpress.com/

Présentation détaillée du film :

Hannah_Arendt__présentation 1

Hannah_Arendt__présentation 2

A propos de l'auteur

Braverman Charles

2 comments

  1. JO BENCHETRIT

    Selon vous, manquerait-il la dimension de la jouissance à celle de la banalité du mal? La jouissance sado maso du nazi qui peut à la fois se faire dicter ses actes transgressifs en toute impunité est elle prise en compte par H.A.? Merci de l’info.

    1. Braverman Charles

      Le concept de banalité du mal est explicitement introduit par Arendt pour s’opposer à une conception habituelle selon laquelle les nazis comme Eichmann aient pu être mus par des motifs de type sadique ou pathologique. Fonder le nazisme sur de tels motifs empêcherait, selon Arendt, de penser la grande propagation de ce mouvement et cette conception ne serait adéquate que pour quelques cas. L’absence de pensée lui semble plus apte à expliquer l’ampleur de ce mouvement et notamment dans sa dimension bureaucratique. Ceci dit, Arendt n’exclut pas par principe de tels motifs dans le comportement humain et dans Responsabilité et jugement elle insiste même sur l’incapacité de la philosophie traditionnelle à penser le sadisme (i.e. le mal pour le mal dans la pleine conscience de faire le mal et le fait de jouir de ce mal).

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