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Conférence/débat : « L’image monumentalisée/monumentale »

Titre: Conférence/débat : « L’image monumentalisée/monumentale »
Lieu: Ateliers du jour à Montceau-les-Mines
Heure début: 20:30
Date: 02-04-2013

Mardi 2 avril – 20h30 – aux Ateliers du jour à Montceau-les-Mines, conférence/débat sur la thématique suivante : « L’image monumentalisée/monumentale ».

La photographie est une image qui peut avoir de nombreuses fonctions et représenter de nombreuses choses. Parmi ces potentialités, la photographie est souvent utilisée pour des reportages, notamment de guerre. L’image peut dès lors devenir comme un monument à la mémoire du passé et de ce qui s’est passé.

Mais à quoi sert l’image ? Comment fonctionne cette possible monumentalisation de l’image ? De plus, l’image ne risque-t-elle pas alors de devenir monumentale au sens où elle occuperait une place presque démesurée dans notre rapport au réel et à l’événement ?

Présentation détaillée : « Image photographique et histoire – production, réception, monumentalisation »

La photographie de Nick Ut « brûlés au napalm » compte parmi les clichés les plus célèbres pris au cours de la guerre du Vietnam. Elle est devenue à plus d’un titre un « monument » du photojournalisme, un « lieu de mémoire » auquel beaucoup se réfèrent encore aujourd’hui.

 

©Nick Ut/ Associated Press

Comment une image devient-elle un « monument », un « lieu » ?

Les circuits que suivent les images de presse avant de devenir des « icônes » de la culture visuelle sont extrêmement sinueux et complexes. S’intéresser à l’image de Nick Ut nous conduira à nous interroger sur la production la réception de cette photographie dans le cadre de la presse et de l’information.

La « monumentalisation » relève quant à elle d’un autre processus, plus lent. Au regard de la durée de vie d’une image aujourd’hui, la monumentalisation appartient au « temps long ». 40 ans exactement après la publication de cette photo, elle se trouve investie d’une multitude de « mémoires » et les niveaux de lecture se multiplient à mesure que les études, mais aussi les références à cette image même se font.

Cette réflexion s’inscrit ainsi directement dans la ligne tracée par Pierre Nora à partir du concept des « Lieux de Mémoire ». Au même titre que les objets étudiés par l’équipe de P. Nora dans les années 1980 et 1990, les photographies constituent des « lieux » dans (et sur) lesquels la mémoire s’est sédimentée.

Afin de prendre conscience de ce phénomène et de le mettre en évidence l’exemple des photographies de guerre, plus précisément d’une photographie de la guerre du Vietnam fournit tous les éléments nécessaires.

Enfin au-delà du simple « lieu de mémoire », la question de la « monumentalisation » de la photographie met également en jeu des processus sociaux, sociologiques, importants. Loin de se figer, la photographie poursuit son voyage dans la mémoire collective devenant le point de référence, le monument, de groupes et de communautés de plus en plus nombreux. A l’heure où l’on parle beaucoup de la multiplication des images, de leur production et reproduction quasiment infinies il faut y associer un émiettement des mémoires collectives. Le processus de « mémorialisation », de monumentalisation, s’il est identique dans chaque groupe ou sous-groupe social revêt en revanche une signification différente selon « l’endroit » d’où l’on voit la photographie.

A propos de l'auteur

Braverman Charles

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